La nuit à Paris, un thème qui a traversé l’histoire des images et de la photographie. On y retrouve les plus grands artistes et les plus grands fantasmes… par Eugénie Dang Vu, étudiante photo2020…

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retour sur ‘exposition : LES NUITS PARISIENNES, du Palais Royal au Palace à L’Hôtel de ville de PARIS DU 25.11.2017 AU 27.01.2018

L’affiche sur « Les nuits parisiennes » m’a intrigué plusieurs fois et j’ai donc été curieuse de visiter cette exposition.
L’exposition débute sur une grande carte de Paris où en appuyant sur des boutons, s’illuminent différents quartiers de la capitale selon leur popularité dans l’histoire.

La visite se poursuit dans plusieurs pièces où les éléments présentés étaient très variés: photographies, lithographies, affiches publicitaires, objets etc. La présentation est chronologique. Chose que je trouve intéressante car on peut y voir une évolution dans les mentalités, le sens de la fête devient de plus en plus décomplexé.
La première salle est consacrée à l’invention de l’électricité. On retrouve à plusieurs reprises la présence du lampadaire. Brassaï est un photographe est ici très présent car il a pris de nombreux clichés de Paris la nuit.
L’arrivée de la lumière est un tremplin pour l’activité de nuit. On y retrouve ce qui fait vivre la ville : les théâtres, les cabarets, les restaurants etc. Des clichés présentant les coulisses des spectacles sont nombreux, ils témoignent du travail des artistes mais également des techniciens qui se partagent les lieux.
Des endroits tels que Pigalle deviennent des quartiers phares de la capitale. Les lumières, les néons participent au dynamisme de la ville. Les photographies présentent Paris dans son authenticité : on y voit des prostituées, ainsi que des figures excentriques (des dandys, les garçonnes) qui finissent même par se faire un nom, comme Kiki de Montparnasse.
Le monde de la nuit attire également peintres et écrivains, qui puisent leurs inspirations dans ces moments de fêtes.
Des lieux incontournables, comme le restaurant La Coupole, ou Le Moulin Rouge témoignent bien de cette attractivité. Cependant des lieux plus intimistes comme les caves ou les cafés deviennent très populaires, car ils réinventent la fête nocturne. La musique (jazz), la danse apparaissent comme une nouvelle manière de s’amuser.
Plus tard, c’est la discothèque qui sera au centre des attentions. Les clichés témoignent d’une jeunesse plus libre et décomplexée.La fin de l’exposition se termine par des clichés en couleurs et plus récents (1980s), qui présentent Le Palace, lieu emblématique de la culture underground.
J’ai beaucoup apprécié la visite de cette exposition. Bien sur, je me suis davantage intéressée à la partie photographique, mais il y avait également des vidéos (extraits de films, vidéos historiques) ainsi que du stylisme (robes etc.). Je trouve que cela plonge totalement le visiteur dans l’univers des « nuits parisiennes ». Ici, la photographie est témoin de l’histoire et c’est ce qui m’a plu. Elle présente Paris dans son authenticité et cela de manière positive.
http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/sortir-region-parisienne/exposition-la-fabuleuse-epopee-des-nuits-parisiennes-24-11-2017-7412892.php

en ouverture, Notre-Dame de Paris et la tour Saint-Jacques, Brassaï 1933


Le 14 juillet, place de la Bastille, Brassaï 1934

   

 


Coulisses d’un music-hall, photo Anonyme


Pigalle la nuit, Le cinéma Le Berlitz, Rue du Havre


Palace, fête science-fiction, Michel Saloff, 19 février 1980


La Main bleue, Michel Saloff, 1978

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